Des saisons respectées
Manger de saison, c’est choisir des aliments plus frais, plus locaux et moins énergivores
une agriculture et consommation qui respecte les saisons
Respecter les saisons, c’est accepter que la nature ait son propre calendrier.
C’est reconnaître qu’un aliment a un moment juste pour pousser, mûrir, être récolté… et qu’il n’a pas besoin d’être forcé, chauffé ou transporté à l’autre bout du monde pour exister.
Pendant des millénaires, l’agriculture a vécu au rythme des saisons.
Puis est venu le temps où l’on a voulu tout produire, partout, tout le temps — au prix de plus d’énergie, plus d’intrants, plus de standardisation, moins de goût, moins de sens.
Revenir aux saisons, ce n’est pas retourner en arrière.
C’est retrouver un équilibre : produire quand la nature l’autorise, consommer quand c’est le bon moment, redonner à la terre son rythme — et à l’alimentation sa logique.
Cette page raconte pourquoi les saisons ne sont pas une contrainte…
mais une boussole.
Pour les sols. Pour les fermes. Pour notre assiette. Et pour l’avenir.
Les chiffres clefs de l'agriculture en france
La France est leader de la production agricole en Europe avec :
Exploitations aricoles
Hectares de surfaces agricoles
Respecter les saisons, mais pourquoi ?
Respecter les saisons, ce n’est pas seulement manger des fraises en été et des soupes en hiver.
C’est accepter que la nature fonctionne par cycles, que chaque période a ses récoltes, ses lenteurs et ses abondances. Quand on laisse la saison guider la production, on permet aux cultures de pousser au bon rythme, sans forçage, sans serres chauffées, sans intrants artificiels qui épuisent le sol et l’énergie.
Pour l’agriculteur, travailler avec les saisons, c’est retrouver de la cohérence économique et agronomique : moins de dépenses en chauffage, en engrais, en traitements, plus de biodiversité dans les champs, et une terre qui se régénère au lieu de s’épuiser.
Pour le consommateur, c’est retrouver des aliments plus frais, plus savoureux, plus nutritifs, cueillis à maturité au lieu d’être transportés, stockés ou fabriqués hors-sol.
Respecter les saisons, c’est remettre du bon sens dans l’assiette, du temps dans la production, et de la vie dans les fermes.
Parce qu’une agriculture alignée avec la nature est plus saine, plus économe et plus durable — pour la terre, pour ceux qui la cultivent et pour ceux qui la nourrissent.
Des aliments plus vivants, plus savoureux
→ plus de goût, plus de nutriments, moins d’artifices.
Une production qui respecte les ressources naturelles
→ la nature fait le travail, pas les machines.
Des fermes plus autonomes et résilientes
→ Moins d’intrants, moins de dépendance au marché mondial
Le saviez-vous?
Une fraise hors saison peut consommer jusqu’à 10 fois plus d’énergie qu’une fraise de saison.
Entre serres chauffées, éclairage artificiel et transport réfrigéré, ce n’est plus un fruit… c’est un produit énergétique.
Manger un fruit hors saison, c’est parfois le faire voyager plus de 2 000 km avant d’arriver dans l’assiette.
Quand on suit les saisons, on réduit automatiquement le transport, le stockage… et la pollution.
Une agriculture qui respecte les saisons en chiffres
Les chiffres ne mentent pas : quand l’agriculture respecte les saisons, tout le monde y gagne. La terre, les fermes et nos assiettes.
des émissions mondiales liées à l’alimentation proviennent uniquement du transport des produits hors saison
Plus dE GAZ A EFFET DE SERRE POUR UNE TOMATE CULTIVEE HORS SAISON
Consommation d'énergie de certaines cultures sous serres des productions hors saison
de teneur de certaines vitamines lors d'un stockage à froid des produits
» Ici, on cultive à taille humaine. Je sais d’où vient chaque légume, et surtout à qui il va. »
Je ne cherche pas à remplir des camions, mais des assiettes autour d’ici.
Ce qu’on produit reste proche, et ça change tout :
on voit les gens, on échange, on sait pour qui on travaille.
Je ne cours pas après la quantité. Je veux juste qu’il y en ait assez pour nourrir correctement les familles, faire vivre la ferme, et respecter la terre qui nous fait vivre.
Être agriculteur aujourd’hui, ce n’est pas faire moins,
c’est faire mieux. C’est garder un contact direct entre ce qu’on cultive
et les personnes qui le mangent.
Julien Martel, maraîcher en Loire-Atlantique